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Ex-voto : pourquoi remercier d’une grâce par un objet ?

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Gratitude · Vœux · Traditions

Les ex-voto : pourquoi laisse-t-on un objet en remerciement d'une grâce reçue ?

Plaques « Merci » en marbre, tableaux de tempêtes, navires suspendus sous les voûtes, cœurs d'argent : depuis plus de 2 500 ans, les humains laissent un objet après une prière exaucée. Histoire, sens profond du geste, traditions du monde, et comment offrir le vôtre.

MMisaella · médium et voyante · lecture 15 min

37 000plaques à Notre-Dame-des-Victoires
V·S·L·Mla formule des Romains
1 500offrandes aux sources de la Seine

Allumez un ciergeTouchez une mèche

Dans les sanctuaires, le cierge accompagne souvent l'ex-voto : une lumière pour une prière, une autre pour un merci.

MERCIÀ NOTRE-DAME · 1921
RECONNAISSANCEFAMILLE L. · 1946
MERCI
GRÂCE OBTENUE1917
PROTÉGEZ-NOUSTOUJOURS
MERCI MARIE1944
VOTRE MERCI
GRAVEZ-LE CI-DESSOUS
POUR LA GUÉRISONDE NOTRE FILS · 1958
RECONNAISSANCEÉTERNELLE

Votre plaque est gravée sur votre écran seulement : rien n'est enregistré ni partagé.

La réponse en bref

Un ex-voto est un objet que l’on dépose dans un lieu sacré pour remercier d’une grâce reçue : une guérison, un retour, une protection. Le mot vient du latin ex voto, « à la suite d’un vœu ». On promet, on obtient, puis on rend. Plaque de marbre, tableau peint, maquette de navire, cœur d’argent : l’objet rend visible une reconnaissance intime, la partage avec les autres fidèles et referme l’épreuve traversée.

Origine du motLatin, « selon le vœu »
AnciennetéPlus de 2 500 ans
Record en France37 000 plaques à Paris
Le sensDonner, recevoir, rendre
mur d'église couvert de plaques de marbre ex-voto gravées Merci et Reconnaissance, éclairé par la lumière des vitraux
Des milliers de « Merci » gravés dans le marbre : chaque plaque raconte une épreuve traversée.

Entrez dans certaines églises de France et levez les yeux : les murs disparaissent sous les plaques. « Merci », « Reconnaissance », « Grâce obtenue, 1917 ». Des milliers de petits rectangles de marbre blanc, gravés d’or ou de noir, serrés comme les briques d’un mur de mémoire. Chacun a été posé par quelqu’un qui, un jour, a eu très peur, a demandé de l’aide, et s’est senti exaucé.

Ces objets portent un nom : les ex-voto. On les trouve dans les sanctuaires depuis l’Antiquité, sous des formes étonnantes : jambes de terre cuite, tableaux de tempêtes, maquettes de bateaux, béquilles abandonnées, cœurs d’argent, photos, lettres. Pourquoi ce besoin de laisser une trace matérielle après une grâce reçue ? Que dit ce geste de notre rapport au sacré, à la chance, à la gratitude ? Et peut-on encore, aujourd’hui, offrir son propre ex-voto ? Voici l’histoire et le sens d’une des plus belles traditions humaines.

ILe mot

Ex-voto : le mot et le vœu

L’expression latine complète est ex voto suscepto : « selon le vœu qui a été fait ». Elle dit l’essentiel. Un ex-voto n’est pas une offrande ordinaire, déposée pour demander quelque chose. C’est l’accomplissement d’une promesse, faite dans un moment difficile, et tenue une fois l’aide reçue.

Le mécanisme est presque toujours le même, d’une époque et d’une culture à l’autre. Il tient en trois temps, que l’on retrouve aussi bien chez le marin pris dans la tempête que chez la mère au chevet d’un enfant malade.

1
Le vœu
Dans le danger ou l’angoisse, on s’adresse à une puissance protectrice : la Vierge, un saint, un dieu, l’univers. On promet : « Si je m’en sors, je viendrai te remercier. »
2
La grâce
La guérison arrive, le bateau rentre au port, l’enfant se rétablit, le soldat revient. La personne vit cette issue comme une réponse à sa prière.
3
L’offrande
On tient parole. On apporte au sanctuaire un objet qui dit « merci » et qui raconte, souvent, ce qui s’est passé. Le vœu est alors « acquitté ».

Cette logique du « si… alors » peut sembler presque commerciale. Elle est en réalité très humaine. Le vœu donne une prise sur une situation où l’on ne contrôle rien. Il transforme l’impuissance en engagement. Et l’ex-voto, ensuite, permet de fermer la parenthèse : la peur est passée, la dette symbolique est réglée, la vie peut reprendre. Cette façon de formuler une demande claire, puis d’en reconnaître l’aboutissement, rejoint d’ailleurs l’art de formuler une pétition dans les traditions magiques.

IIL’histoire

2 500 ans d’ex-voto, des temples antiques à nos églises

L’ex-voto est bien plus ancien que le christianisme. Dès l’Antiquité, les sanctuaires débordaient d’objets offerts aux dieux en remerciement. La pratique a traversé les siècles et les religions en changeant de forme, sans jamais changer de sens.

IVe s. av. J.-C.
Épidaure, en Grèce
Au sanctuaire d’Asclépios, dieu de la médecine, des stèles gravées racontent les guérisons obtenues. Les pèlerins laissent des oreilles, des yeux, des jambes en terre cuite ou en métal.
Ier s. av. J.-C.
Rome et la Gaule
Les inscriptions votives se multiplient sur les autels de pierre. Aux sources de la Seine, environ 1 500 offrandes de pierre, de bronze et de bois ont été mises au jour.
Moyen Âge
Cire et cierges
On offre des figurines de cire à la taille du malade, des cierges à son poids, des chaînes de prisonniers libérés. Rocamadour, dans le Lot, devient un grand lieu de pèlerinage.
XVIe-XIXe s.
L’âge des tableaux
Les fidèles commandent des peintures qui représentent le danger et le miracle. Les chapelles de Provence et d’Italie se couvrent de ces tableaux naïfs.
XIXe-XXe s.
Le règne du marbre
La plaque gravée devient la forme la plus répandue. Les deux guerres mondiales en font poser des milliers, pour un fils, un mari, un frère revenus vivants.
Aujourd’hui
Photos, lettres, objets
On dépose encore des plaques, mais aussi des photos, des faire-part de naissance, des maillots, des bracelets d’hôpital ou de simples mots écrits à la main.
Quatre lettres gravées dans la pierre romaine
VVotumle vœu
SSolvita été acquitté
LLibensde bon gré
MMeritoà juste titre

Sur des milliers d’autels votifs de l’Empire romain, une formule abrégée revient sans cesse : V.S.L.M., « il a acquitté son vœu, de bon gré et à juste titre ». C’est, il y a deux mille ans, l’ancêtre exact de nos plaques « Merci, grâce obtenue ».

Les fouilles des sources de la Seine, en Côte-d’Or, ont livré l’un des ensembles les plus émouvants : des statuettes et des visages sculptés dans le bois, des yeux, des membres, des organes, offerts à la déesse Sequana par des malades venus chercher la guérison. Le sol gorgé d’eau les a conservés pendant près de deux mille ans. En Auvergne, la source des Roches à Chamalières a livré elle aussi des milliers de figurines de bois gallo-romaines. Les maux étaient les mêmes qu’aujourd’hui, l’espoir aussi.

IIILes formes

Les mille formes de l’ex-voto

Il n’existe pas de modèle unique d’ex-voto. Chaque époque, chaque région, chaque famille a inventé sa manière de dire merci. Certaines formes racontent la grâce reçue, d’autres la représentent, d’autres encore laissent derrière elles ce dont on n’a plus besoin.

La plaque de marbre
La forme reine depuis le XIXe siècle. Quelques mots gravés, souvent « Merci » ou « Reconnaissance », parfois une date et des initiales.
Le tableau votif
Une peinture qui montre la scène du danger et la figure sacrée qui intervient. Un véritable récit en image.
Le navire votif
Une maquette de bateau suspendue sous les voûtes, offerte par des marins rescapés ou par toute une communauté de pêcheurs.
Le cœur d’argent
En argent ou en métal doré, parfois surmonté d’une flamme. On y glisse un papier avec le nom de la personne protégée.
L’ex-voto anatomique
Une jambe, un œil, un bras, un enfant emmailloté : la partie du corps guérie, en cire, en métal ou en terre cuite.
L’objet laissé
Béquilles, corset, chaînes, casque : on dépose l’objet de l’épreuve, devenu inutile, comme preuve de la délivrance.
Le milagro
Petite breloque de métal en Amérique latine, épinglée près d’une statue ou cousue sur un tissu.
La photo et la lettre
La forme la plus fréquente aujourd’hui : un portrait, un faire-part, une lettre de remerciement glissée près de l’autel.

Les plaques de marbre suivent un langage très codifié. On y lit des formules courtes, souvent répétées : « Merci », « Reconnaissance », « Grâce obtenue », « Protégez-nous toujours ». Certaines ajoutent une circonstance : « Pour la guérison de notre fils », « Pour son retour de captivité, 1945 ». La sobriété est voulue. La plaque ne raconte pas toute l’histoire, elle la signale. Celui qui sait comprend, et celui qui ne sait pas devine qu’un drame a été évité.

IVLa mer

Tableaux votifs et ex-voto marins

De toutes les formes d’ex-voto, les tableaux peints sont sans doute les plus fascinants. Ils ont été réalisés par des peintres locaux, souvent anonymes, pour des familles modestes. Leur style est naïf, leurs couleurs vives, et pourtant ils obéissent à une composition presque toujours identique. Savoir la lire, c’est comprendre toute la logique de l’ex-voto.

1
La scène du danger
En bas du tableau, le drame au moment le plus critique : un bateau dans la tempête, une charrette renversée, un enfant tombé dans un puits, un malade alité.
2
La figure sacrée
Dans un angle supérieur, au milieu d’une nuée lumineuse, la Vierge, le Christ ou un saint qui intervient. C’est la grâce, rendue visible.
3
Le donateur en prière
Parfois, la personne sauvée ou sa famille apparaît à genoux, les mains jointes, en dehors de la scène : elle prie, ou elle remercie.
4
L’inscription
En bas, les lettres « EX VOTO » ou « V.F.G.A. » (votum fecit, gratiam accepit : « a fait un vœu, a reçu une grâce »), avec une date et parfois un récit.

Les marins ont été parmi les plus grands donateurs d’ex-voto. Pris dans la tempête, ils promettaient à la Vierge de monter à pied jusqu’à son sanctuaire, ou d’y offrir une image de leur navire. À Marseille, la basilique de Notre-Dame de la Garde, la « Bonne Mère », conserve des centaines de tableaux de naufrages évités, de bateaux suspendus et de souvenirs de marins. En Bretagne, dans les chapelles du littoral, des maquettes de trois-mâts et de chalutiers pendent sous les voûtes, au-dessus des fidèles.

Ces navires votifs n’étaient pas toujours offerts après un miracle. Ils servaient aussi à placer toute une flotte sous protection, et l’on organisait chaque année des processions où ils étaient portés jusqu’à la mer. Ici, l’ex-voto rejoint l’amulette : il remercie pour le passé et protège l’avenir. Dans la même idée, notre article sur le bain de mer rituel montre combien la mer reste, dans de nombreuses traditions, à la fois une menace et une source de purification.

VLe monde

Les ex-voto à travers le monde

La France et l’Italie ne sont pas les seules terres d’ex-voto. Partout où l’on prie pour être protégé, on a inventé une manière de remercier. Six traditions montrent la richesse de ce geste universel.

Mexique
Les retablos
Petits tableaux peints sur des plaques de fer-blanc, avec un récit écrit à la main en bas de l’image. Frida Kahlo en collectionnait et s’en est inspirée pour plusieurs de ses œuvres.
Amérique latine
Les milagros
« Miracles » en espagnol : de minuscules breloques de métal en forme de cœur, de jambe, d’animal ou de maison, épinglées par centaines autour des statues.
Grèce
Les tamata
Fines plaques de métal estampé, représentant un œil, un bébé, un bateau, accrochées aux icônes dans les églises orthodoxes, souvent avec un ruban.
Brésil
La salle des promesses
Au sanctuaire d’Aparecida, une immense salle accueille photos, maquettes, robes de mariée, membres en cire et objets de toutes sortes laissés par les pèlerins.
Italie
Les tavolette
Petites planches de bois peintes, du même esprit que les tableaux provençaux, qui couvrent les murs de nombreux sanctuaires, du Piémont à Naples.
Japon
Les ema
Dans les sanctuaires shinto, on écrit sur des tablettes de bois un vœu ou un remerciement, puis on les suspend : vœu et gratitude s’y côtoient.

Ce qui frappe, d’un continent à l’autre, c’est la ressemblance des gestes. Personne ne s’est concerté, et pourtant le marin breton, le paysan mexicain et la mère grecque ont tous eu la même idée : laisser une image de ce qui a été sauvé, au plus près de la puissance qui a aidé.

VILe sens

Pourquoi laisser un objet plutôt qu’une simple prière ?

On pourrait remercier par la pensée, en silence. Pourquoi tant de personnes ressentent-elles le besoin de laisser quelque chose de matériel ? L’anthropologie, la psychologie et la spiritualité apportent chacune une part de réponse.

Anthropologie
Rendre ce qu’on a reçu
En 1925, Marcel Mauss montre dans son Essai sur le don que toutes les sociétés reposent sur une triple obligation : donner, recevoir, rendre. Recevoir une grâce crée une dette. L’ex-voto la règle.
Mémoire
Rendre visible l’invisible
Une prière exaucée ne laisse aucune trace. L’objet, lui, inscrit la grâce dans le monde réel, là où on peut la toucher et revenir la voir.
Communauté
Témoigner pour les autres
Chaque plaque dit à celui qui entre, inquiet : « D’autres sont passés par là et s’en sont sortis. » Le mur d’ex-voto devient un mur d’espoir.
Psychologie
Refermer l’épreuve
Poser l’objet marque la fin du temps de la peur. C’est un rite de sortie, qui permet de tourner la page et de reprendre une vie normale.

La psychologie positive s’est beaucoup intéressée à la gratitude. En 2003, les chercheurs Robert Emmons et Michael McCullough ont demandé à des volontaires de noter chaque semaine ce dont ils étaient reconnaissants. Au bout de dix semaines, ces personnes se sentaient plus optimistes et plus satisfaites de leur vie que les autres groupes. Exprimer sa reconnaissance n’est donc pas seulement poli : cela transforme notre regard sur ce qui nous arrive. Nous y consacrons un article entier, sur la gratitude comme pratique énergétique.

Un geste qui n’est pas qu’une affaire de religion. Beaucoup de personnes qui ne pratiquent aucune religion ressentent le même élan après une épreuve : allumer une bougie, écrire une lettre, planter un arbre, faire un don à l’hôpital qui les a soignées. Ce sont, d’une certaine façon, des ex-voto laïques. Le besoin de rendre est plus ancien et plus large que toutes les croyances.

Du point de vue spirituel, l’ex-voto prolonge une relation. On ne remercie pas une fois pour toutes : on reconnaît un lien avec une présence protectrice, que l’on appelle Dieu, la Vierge, son ange gardien ou ses guides. Beaucoup de personnes racontent qu’après avoir posé un ex-voto, elles se sont senties plus confiantes, plus attentives aux messages de l’univers dans leur quotidien. Remercier ouvre les yeux sur ce qui, déjà, nous soutient.

VIILes lieux

Où voir des ex-voto en France

Certains sanctuaires français abritent des collections d’ex-voto exceptionnelles. Les visiter, c’est parcourir des siècles de peurs et de joies anonymes. Voici six lieux où le spectacle est particulièrement saisissant.

1
Paris
Notre-Dame-des-Victoires
Plus de 37 000 plaques de marbre couvrent les murs de la basilique, du sol jusqu’aux voûtes. C’est la plus grande concentration d’ex-voto de France.
2
Marseille
Notre-Dame de la Garde
Tableaux de naufrages, maquettes de navires, avions suspendus : le sanctuaire des marins et des Marseillais domine la ville.
3
Alpes-Maritimes
Notre-Dame de Laghet
Près de Nice, l’une des plus riches collections de tableaux votifs peints, couvrant plusieurs siècles de vie quotidienne provençale et niçoise.
4
Bretagne
Sainte-Anne-d’Auray
Le grand pèlerinage breton, avec ses ex-voto marins, ses tableaux et ses souvenirs de soldats exposés dans une galerie dédiée.
5
Occitanie
Rocamadour
Accroché à sa falaise, ce lieu de pèlerinage médiéval garde la mémoire de prisonniers libérés et de marins sauvés.
6
Lyon
Fourvière
La basilique qui veille sur Lyon conserve de nombreux ex-voto, liés notamment au vœu des échevins lors de l’épidémie de peste de 1643.

Lors de ces visites, prenez le temps de lire. Les dates racontent l’histoire de France mieux qu’un manuel : les plaques se multiplient en 1870, en 1914-1918, en 1940-1945. Derrière chaque « Merci », il y a une famille qui a attendu une lettre, un télégramme, un retour. Cette mémoire des épreuves et des disparus rejoint celle que l’on honore à la Toussaint.

VIIILe geste

Offrir son propre ex-voto aujourd’hui

La tradition est toujours vivante. Des sanctuaires acceptent encore de nouvelles plaques, et rien n’empêche de créer un ex-voto plus personnel, chez soi ou dans la nature. Voici comment faire, avec justesse.

1
Nommer la grâce
Prenez un moment pour écrire ce qui vous a été donné : une guérison, une naissance, une réconciliation, une épreuve traversée. Plus c’est précis, plus le geste aura du sens.
2
Choisir l’objet
Une plaque, une bougie, un dessin, une photo, un objet lié à l’épreuve, une lettre. L’objet doit vous ressembler, pas forcément être précieux.
3
Écrire peu, mais juste
« Merci », une date, des initiales suffisent. La tradition préfère la sobriété : l’essentiel reste entre vous et ce qui vous a aidé.
4
Choisir le lieu
Pour une plaque dans un sanctuaire, adressez une demande au recteur ou au curé, qui donnera son accord et indiquera la marche à suivre. Sinon, un autel chez soi, un arbre, une source font très bien l’affaire.
5
Déposer, puis transmettre
Posez l’objet avec un moment de silence. Puis, si vous le souhaitez, racontez l’histoire à un proche : l’ex-voto a toujours été fait pour être vu et pour donner de l’espoir.

Le saviez-vous ? Dans les sanctuaires qui en acceptent encore, une petite plaque de marbre gravée « Merci Marie » coûte en général à partir d’une centaine d’euros, et le sanctuaire la pose ensuite gratuitement. L’usage veut qu’on y ajoute une offrande. Renseignez-vous toujours auprès du lieu avant de commander quoi que ce soit.

Si vous souhaitez dresser un petit coin de gratitude chez vous, notre tutoriel pour créer un autel vous donnera de bonnes bases. Et si vous attendez encore la grâce à remercier, notre article sur la façon de demander un signe à l’univers peut vous aider à formuler votre vœu. Un astrologue peut aussi repérer dans votre ciel les périodes de protection, comme un transit de Jupiter, planète de la chance, que nous détaillons dans l’article sur Jupiter en Cancer.

Une prière qui attend sa réponse ?

Nos voyants vous aident à y voir plus clair sur une épreuve en cours, avec bienveillance, et sans jamais vous promettre de miracle.

Consulter

Il m’arrive souvent de recevoir, des semaines ou des mois après une consultation, un simple message : « Merci, c’est arrivé. » Ces mots me touchent toujours profondément.

Je les vois comme de petits ex-voto modernes. Ils ne me sont pas vraiment destinés : ils sont la façon dont une personne referme une période d’inquiétude et reconnaît qu’elle a été portée. Je crois que la gratitude est l’une des forces les plus puissantes qui soient. Elle apaise, elle relie, et elle rend plus réceptif à ce qui vient ensuite.

Si vous vivez une grâce, quelle qu’elle soit, prenez le temps de la remercier, à votre façon. Une bougie, une plaque, une lettre, un don. Le geste compte bien plus que l’objet.

Misaella

Pour une question qui vous tient à cœur, la voyance par mail vous laisse le temps de poser vos mots calmement. Nos voyants et médiums sont aussi disponibles par téléphone et par chat, avec des forfaits de minutes choisis à l’avance. Et si votre gratitude s’adresse à un proche disparu, la médiumnité peut offrir un espace pour lui parler.

Gratitude et santé : un ex-voto de guérison remercie, il ne soigne pas. Si vous traversez une maladie, continuez de suivre les conseils de votre médecin et vos traitements. La prière, le vœu et la gratitude peuvent accompagner un parcours de soin, jamais le remplacer.

Un merci qui traverse le temps

Un ex-voto, c’est un « merci » qui ne s’efface pas. Il survit à celui qui l’a posé, parfois pendant des siècles, et continue de parler à des inconnus. Le marin qui offrait un tableau de tempête ne savait pas qu’en 2026, quelqu’un s’arrêterait devant et sentirait, lui aussi, un peu d’espoir.

Voilà peut-être le plus beau secret de ces objets : ils transforment une chance personnelle en bien commun. En rendant ce qu’on a reçu, on donne à son tour. Et la prochaine fois que la vie vous accorde une grâce, petite ou immense, peut-être aurez-vous envie, vous aussi, de laisser une trace.

Gravez votre prochain merci

Quand une épreuve dure ou qu’une réponse se fait attendre, nos voyants vous écoutent avec douceur, par téléphone, chat ou e-mail, en toute confidentialité.

Parler à un voyant

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un ex-voto ?
C’est un objet offert à un lieu sacré pour remercier d’une grâce reçue, à la suite d’un vœu. Le mot vient du latin ex voto, « selon le vœu ». Il peut prendre la forme d’une plaque de marbre, d’un tableau peint, d’une maquette de navire, d’un cœur d’argent, d’une représentation du corps guéri ou d’un objet personnel.
Pourquoi met-on des plaques « Merci » dans les églises ?
Pour acquitter un vœu fait dans un moment difficile et rendre visible une grâce obtenue : guérison, retour d’un proche, protection. La plaque remercie la Vierge ou un saint, témoigne auprès des autres fidèles et marque la fin de l’épreuve. Cette pratique s’est généralisée en France au XIXe siècle.
Comment faire poser un ex-voto dans un sanctuaire ?
Adressez d’abord une demande écrite au recteur ou au curé du sanctuaire, avec le texte prévu. S’il accepte, il vous indique l’artisan qui grave les plaques pour ce lieu. Une petite plaque coûte en général à partir d’une centaine d’euros, et le sanctuaire la pose ensuite. L’usage veut qu’on y joigne une offrande.
Quelle est la différence entre un ex-voto et une offrande ?
Une offrande peut être faite à tout moment, souvent pour demander une aide. L’ex-voto vient après : il remercie d’une grâce déjà reçue et accomplit une promesse faite auparavant. C’est la dernière étape d’un cycle en trois temps : le vœu, la grâce, puis le remerciement.
Peut-on faire un ex-voto sans être croyant ?
Oui. Le besoin de remercier après une épreuve dépasse les religions. Allumer une bougie, écrire une lettre de gratitude, planter un arbre ou faire un don à ceux qui vous ont aidé sont des formes laïques d’ex-voto. Ce qui compte est de reconnaître ce que l’on a reçu et de le rendre visible.
Sources et références :
Ex-voto, Wikipédia
Essai sur le don de Marcel Mauss, Wikipédia
Sequana et le sanctuaire des sources de la Seine, Wikipedia (anglais)
Faire poser un ex-voto dans un sanctuaire, Aleteia

Cet article présente les ex-voto sous l’angle de l’histoire, de l’anthropologie et des traditions spirituelles. Il ne constitue ni un avis médical ni un avis psychologique : un ex-voto de guérison ne remplace aucun traitement. Les tarifs indiqués sont des ordres de grandeur et varient selon les sanctuaires. Les consultations de voyance apportent un éclairage sur des tendances et des possibles, jamais des certitudes. Services réservés aux personnes majeures (18+).